Logo WAC
7, rue Ferrère,
33300 Bordeaux

+33(0)55 56 00 81 50

capc@mairie-bordeaux.fr
www.capc-bordeaux.fr
facebook
 

« [sic] œuvres de la Collection du CAPC »

Commissaire : José Luis Blondet — Exposition permanente
Nouvel accrochage à partir du 29.09.2017 → Vernissage le vendredi 29.09.2017 de 19h à 21h

Cette exposition s’articule autour des stratégies de réécriture, des ratures et des superpositions de textes, telles qu’elles se manifestent dans une centaine d’œuvres de la Collection. Organisée autour d’une série de rencontres délibérées entre les œuvres, les rythmes qu’elles imposent et les directions possibles qu’elles suggèrent, l’exposition considère les traces laissées sur une œuvre par l’emprunt d’une référence antérieure. Elle cherche des indices à travers la Collection pour méditer sur la relation entre la partie et le tout, entre une œuvre et la collection où elle réside.

Sic erat scriptum signifie littéralement « ainsi était-ce écrit » et sa forme abrégée, [sic], nous prévient qu’un mot a été laissé tel qu’il apparaissait dans le texte originel, malgré son caractère étrange, incongru ou mal orthographié. [sic] ne signale pas une erreur mais propose un pont entre au moins deux textes, deux œuvres ou deux contextes.

 

 

 

« [sic] 4,543 milliards. La question de la matière »
Jusqu’au 07.01.2018

Commissaires : Latitudes
→ Dans le cadre de la saison culturelle Paysages Bordeaux 2017.
Avec le soutien de INELIA et de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture

Cette exposition traite du rapport qu’entretiennent les œuvres d’art, les collections et les histoires culturelles avec les processus écologiques et la dimension géologique du temps. Elle donne à voir un continuum de matériaux à travers divers films, œuvres sur papier, photographies, sculptures et autres documents éloquents. Son point de départ est celui de l’histoire du bâtiment du CAPC en tant qu’entrepôt de denrées coloniales, dont les murs furent érigés dans une pierre calcaire jadis enfouie dans les profondeurs du sol et les poutres taillées dans les arbres d’une ancienne forêt. 4,543 milliards propose de considérer que les œuvres d’art s’inscrivent autant dans l’histoire géophysique du monde que dans l’histoire de l’art, et pose la question de comment quitter le cadre spatial du “penser global, agir local” pour entreprendre de “penser historiquement, agir géologiquement”.

 

 

 

« [sic] Steffani Jemison : Sensus Plenior »
07.09 – 12.11.2017

Commissaire : Osei Bonsu
Programmation Satellite 2017 : L’économie du vivant
Coproduction : Jeu de Paume, FNAGP et CAPC

Steffani Jemison explore actuellement les rapports qui se tissent entre le langage, le geste et le chant dans la pantomime du gospel noir, à partir essentiellement des idées et du travail de Susan Webb et du Master Mime Ministry of Harlem. Héritiers d’une double généalogie – que l’on peut faire remonter au mime Marceau et aux danses d’Afrique de l’Ouest –, les artistes du mime gospel puisent à la fois dans un répertoire chorégraphique complexe, influencé par la langue des signes américaine et la danse vernaculaire africaine, et dans la tradition classique de la pantomime. Dans sa nouvelle vidéo, réalisée à l’occasion de la programmation Satellite, Steffani Jemison a filmé ces mimes en pleine performance dans des églises de Harlem et de l’East New York. L’accent est mis sur la façon dont la pantomime opère une condensation du langage à des fins spirituelles.

Steffani Jemison utilise des dispositifs temporels, tant photographiques que discursifs, pour interroger l’idée de « progrès » et ses alternatives. Prolongeant une pratique qui situe l’histoire et la culture afro-américaine au carrefour de l’art conceptuel, le travail de Jemison interroge les stratégies visuelles dont nous avons hérité et la façon dont elles peuvent limiter ou élargir notre accès à l’histoire.

 

 

Alexandra Navratil
Modern Magic (detail), 2013
162 slides, 2 carousel slide projectors, faders
Courtesy the artist and Dan Gunn, Berlin
Alexandra Navratil
Modern Magic (detail), 2013
162 slides, 2 carousel slide projectors, faders
Courtesy the artist and Dan Gunn, Berlin
Lucas Ihlein
Under Ground, 2010
Ink on paper. 37 × 39 cm
Courtesy the artist
Xavier Ribas
“Chilean Nitrate publicity postcard, c. 1920” from A History of Detonations, 2013
Offset print. 42 × 29.7 cm
Courtesy the artist and ProjecteSD, Barcelona

 

 

Nicholas Mangan
Ancient Lights (detail), 2015
2 channel HD video, sound, colour, continuous loop, off-grid solar power supply
Courtesy the artist; Sutton Gallery, Melbourne; Hopkinson Mossman, Auckland; and LABOR, Mexico City
Stuart Whipss
A postcard of Victoria Falls leaning against a geological sample from John Latham’s mantlepiece, 2012
C-print, framed. 85 × 51.25 cm
Courtesy the artist
Le CAPC

Depuis son exposition fondatrice, Regarder ailleurs, en 1973, le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux partage une vision singulière de l’art contemporain et de son histoire, offrant à ses visiteurs une diversité d’expériences esthétiques autour d’œuvres emblématiques. Acteur culturel de référence sur le plan national et international, il propose tout au long de l’année un foisonnant programme d’expositions et de performances, ainsi que de nombreux rendez-vous culturels et éducatifs.

Au cours de ses plus de quarante ans d’histoire, ce lieu de recherche et d’expérimentation a su rapprocher artistes et visiteurs, curieux de découvrir de nouvelles formes et de nouvelles idées. Ces rencontres se sont faites autour d’œuvres qui pour beaucoup ont rejoint sa Collection, riche aujourd’hui de 1 308 pièces, réalisées par 209 artistes d’environ 25 nationalités, parmi lesquels Absalon, Daniel Buren, Nan Goldin, Claude Lévêque, Sherrie Levine, Sol LeWitt, Bruce Nauman, Richard Serra, Wolfgang Tillmans, Lawrence Weiner… Des installations in situ sont déployées à travers le bâtiment, comprenant des œuvres de Christian Boltanski, Keith Haring et Richard Long.

Le CAPC assure la transmission aux générations futures de l’important patrimoine dont il est le garant. Acteur culturel essentiel de Bordeaux et de la Nouvelle-Aquitaine, le musée partage une certaine vision de l’art contemporain et de son histoire, offrant à ses visiteurs une passerelle entre les expériences esthétiques de la fin du siècle dernier et les questionnements des artistes d’aujourd’hui.