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« METAVILLA#11 NICOLE TRAN BA VANG
du 28.09 au 7.10.2017
Océans, 2016-2017
édition spéciale, durée illimitée.
Diffusion à Metavilla à partir de 20h30 jusqu’à 23h.
Entrée libre et gratuite.

Présentée en avant première le Jeudi 28 septembre à 14 h30 en présence de l’artiste Nicole Tran Ba vang à l’Université Bordeaux Montaigne dans le cadre d’une conférence sur son travail artistique. Rencontre co-organisée par le parcours Master Arts Professionnel « Artiste intervenant : pratiques artistiques et actions sociales  » de l’Université Bordeaux Montaigne et Metavilla – Nicolas Nercam et Caroline Corbal.

« Maintenant, vous êtes loin du bord : oh oui ! Comme vous êtes loin du bord ! Vous avez longtemps cru à l’existence d’une autre rive ; tel n’est plus le cas. Vous continuez à nager pourtant, et chaque mouvement que vous faites vous rapproche de la noyade. Vos suffoquez, vos poumons vous brûlent. L’eau vous paraît de plus en plus froide, et surtout de plus en plus amère. Vous n’êtes plus tout jeune. Vous allez mourir maintenant. Ce n’est rien. Je suis là. »*

*Extension du domaine de la lutte, Michel Houellebecq, 1994


METAVILLA#11 interroge les différentes perceptions possibles de l’espace à travers OCEANS (2016-2017), une vidéo de Nicole Tran Ba Vang qui se joue de la représentation et du suggéré. Metavilla se transforme ici en zone aquatique dont la vitrine retient toute l’eau. L’artiste créé ainsi une ambivalence et une collusion de sens entre espace vécu et espace perçu. De ce fait se constitue une contradiction topologique et symbolique entre l’espace naturel, l’espace fictionnel et l’espace urbain ainsi qu’entre l’espace mental et la réalité perçue. OCEANS ne serait-il pas cet espace de flux entre les espaces invisibles et visibles ?

Une femme, cheveux longs, vêtue d’une robe légère, assise sur des gradins de pierre se lève. Elle se dirige lentement vers les bords d’une piscine apparemment abandonnée. L’atmosphère étrange et inquiétante est renforcée par les croassements d’un corbeau venu déchirer le silence tendu. Elle marche, s’arrête, fixe un instant l’eau de son regard intense et plonge. L’architecture de béton s’offre comme un vestige où la nature semble reprendre progressivement ses droits sous l’eau par la présence d’algues colonisant les murs. D’inattendus et improbables graffitis digités indiquent une possible présence humaine. Dans cette couche d’algues et d’amas végétal verdâtre, le mot OCEANS, inscrit tel un cri de détresse dans la matière même de l’eau, donne le titre de cette video.

Le son de l’eau et de ses mouvements diffusé la nuit dans l’espace public accentue l’ambiguïté de la situation et de l’espace. Sereine et concentrée, cette femme effectue des allers-retours sans fin dans des mouvements accomplis hypnotisant le passant. Au bout de plusieurs minutes, le spectateur se laisse surprendre par une sensation d’étouffement ou de suffocation. Mais quand reprendra t-elle son souffle? Cette femme tente t-elle de se libérer de cette vitrine l’emprisonnant comme un poisson dans un aquarium?

Dans cette première approche symbolique, l’artiste créé à la fois une allégorie à la vie et ses immersions profondes nous enjoignant par la volonté de sortir du cadre social paralysant et l’inquiétude d’un futur possible où l’homme achèverait de détruire ses propres ressources naturelles. L’espace figuré est celui de l’abandon par les indices d’une nature tentant de regagner ses droits sous l’eau. Tout dans ce cadre semble soulever la question du point de vue et de l’humain face à l’immensité. Le seul repère tangible réside dans la relation de vide flottant entre ces éléments et la troublante solitude ressentie…serions nous seul à nager ou regarder nager infiniment ?

 

Metavilla
Nicole Tran Bavang
oceans


Métavilla

METAVILLA est une installation urbaine numérique initiée par l’artiste Caroline Corbal.
C’est un lieu-œuvre activant un projet d’art numérique et collaboratif.
Il a pour intention de questionner et révéler cette maison intime, partagée et mutante que nous construisons chaque jour sur le web. Cette maison se développe et se décline sous une nouvelle forme au travers d’une architecture globale et interactive se co-construisant au présent en continu dans une complicité entre ville, art et homme. C’est une œuvre évolutive et participative qui se développe par un travail sur la question du «devenir-monde» afin de créer une habitation glocale.